LA RELIGION / 3

1°) La diversité des religions et son pb :

  • Animistes  (Afrique, Haïti, Kanak) = des esprits dans la nature (on parle aussi parfois de paganisme, de païen).
  • Polythéismes (Antiquité (Grèce et Rome), Hindouisme en Inde) = plusieurs Dieux.
  • Monothéistes ( Bible) = ils sont 3 : le Judaïsme avec son livre sacré la Torah, le Christianisme (Bible et Nouveau Testament) (avec Orthodoxes, Catholiques et Protestants évangélistes), l’Islam (le Coran), ce sont les Musulmans divisés en deux grands groupes : les sunnites (77 sectes) et les chiites (Iran).
  • Bouddhisme (Bouddha) : religion sans Dieu.

Notons aussi :

Athéisme : ne croit pas en l’existence de Dieu et prétend le démontrer :

Agnosticisme : refuse de se prononcer sur les questions religieuses, scepticisme par rapport à la religion.

Théisme ( de theos en grec, Dieu) : le dieu des philosophes. C’est quelqu’un qui démontre l’existence de Dieu par la raison mais pas par un texte sacré, qui rejette par ailleurs en général les religions. C’est le Dieu-Horloger de Voltaire :

Fidéisme (de fides en latin , la confiance, la foi).

JUDAISME :

Le Mont du Temple, Jérusalem.

CHRISTIANISME :

El señor de los Milagros, mois d’Octobre, Lima, Pérou.

La Mecque et la Kaaba

Le Hadj ou pèlerinage de la Mecque : un des cinq piliers de l’Islam.

Mais peut-on vraiment dire que la religion est union, qu’elle unit les hommes ? La religion n’est-elle pas plutôt un facteur de division, de séparation entre les hommes ?

Catholiques et protestants, le massacre de la St-Barthélémy

Le djihad, guerre mondiale de l’Islam ?
Militants djihadistes irakiens.

Nonobstant, on remarquera,, que les causes de conflit religieux ne tiennent que
très peu au fond du message religieux lui-même : il est question le plus souvent de causes territoriales, de causes culturelles (faut-il ou non interpréter librement le Coran, par exemple), ou de causes migratoires. On constate que, dans tous ces cas, ce sont des éléments extérieurs qui viennent se greffer sur les religions pour motiver l’opposition entre communautés.

Fanatiques musulmans en Indonésie s’attaquant à un village chrétien

( Images très dures)

Comme le suggèrent les étymologies anciennes du mot « religion » ((sens 1 de religere, « relier ») , les croyances et les rituels ont pour vertu principale d’unir les sociétés à travers des procédés multiple. Les fêtes religieuses sont non seulement une célébration du dieu, ou de la divinité que l’on honore, mais aussi un moyen pour la communauté religieuse de « faire corps », de se sentir exister et unie. La religion est alors un phénomène social et culturel essentiel à la transmission de valeurs et elle réconcilie et mélange alors les classes sociales comme dans les carnavals :

Fête des Lumières au Nord de l’Inde

et les mariages :

Les fêtes religieuses sont non seulement une célébration du dieu, ou de la divinité que l’on honore, mais aussi un moyen pour la communauté religieuse de « faire corps », de se sentir exister et unie, riches et pauvres.

Mais les religions ont également eu pour fonction, au cours de l’histoire, d’accompagner l’installation d’une autorité politique, dont l’exercice permettrait justement de souder la société dans le respect commun du souverain : lorsque la désobéissance à la loi était aussi une désobéissance à la volonté de Dieu, ou des dieux, on considérait alors que le groupe social était durablement soumis, qu’il ne risquait plus de se diviser ou de se rebeller d’où les couronnements majestueux,jurer sur la Bible :

Joe Biden, jurant sur la Bible

2023 : couronnement de Charles III, roi d’Angleterre et du Commonwealth.



Dans les deux images suivantes, à quoi perçoit-on la fonction sociale et unificatrice de la religion ?

Doc. 1 : Procession Hōnen Matsuri (Tagata Shrine), Fête de la fertilité au Japon.

Doc. 2 : Edwin Austin Abbey, Le couronnement du roi Edward VII, 1902-1907.

Les deux images ont pour point commun de montrer des foules rassemblées dans des circonstances qui évoquent le sacré. La procession est une célébration rituelle, souvent festive, où la population démontre son attachement à des traditions fondées sur la religion. Ces pratiques revigorent le lien social et marquent les grandes étapes de l’année ou rendent hommage à des divinités. On voit donc en quel sens la religion est une composante importante de la culture d’un peuple, et pourquoi elle joue un rôle important dans l’entretien du tissu social.

La seconde image représente un couronnement, donc un acte politique, qui se déroule néanmoins dans un cadre sacré, comme en témoignent le décor (la cathédrale de Westminster) ainsi que la présence de hauts dignitaires religieux (c’est l’archevêque de Canterbury qui dépose la couronne impériale sur le crâne d’Édouard VII). Autour, le reste de la noblesse britannique salue l’événement en soulevant leur couronne au cri de « God save the King ! » ( » Que Dieu protège le Roi »). On voit donc ici que la religion peut servir à donner au pouvoir souverain un rayonnement supplémentaire, car elle s’accompagne de l’autorité du sacré, qui sert à renforcer l’unité nationale autour de la figure du roi.

Une première hypothèse doit ici être prise en considération : la religion fonctionne comme une sorte de ciment social et culturel, par la transmission de valeurs et l’entretien des relations entre individus.

Mais elle peut aussi être un outil du pouvoir et un moyen de donner plus de légitimité à l’autorité politique parfois dans des événements discutables et peu vertueux comme les guerres quand l’Eglise, par exemple, bénissait les canons avant que les soldats de la Première guerre mondiale ne partent à la guerre, à la grande boucherie de 14-18 :

Bénédiction de canons, Première Guerre mondiale, 14-18.

Pourquoi ?

La religion renforce et discipline. Pour cela des exercices continuellement répétés sont nécessaires, comme ceux dont l’automatisme finit par fixer dans le corps du soldat l’assurance morale dont il aura besoin au jour du danger. C’est dire qu’il n’y a pas de religion sans rites et cérémonies. À ces actes religieux la représentation religieuse sert surtout d’occasion. Ils émanent sans doute de la croyance, mais ils réagissent aussitôt sur elle et la consolident : s’il y a des dieux, il faut leur vouer un culte ; mais du moment qu’il y a un culte, c’est qu’il existe des dieux. Cette solidarité du dieu et de l’hommage qu’on lui rend fait de la vérité religieuse une chose à part, sans commune mesure avec la vérité spéculative, et qui dépend jusqu’à un certain point de l’homme.

Henri Bergson (1859-1941).

Selon Bergson, la religion au sens social qu’il appelle « religion statique » a une fonction essentiellement morale et pratique d’éducation, celle de nous protège contre les aléas, les accidents de la vie et ainsi nous préparer, tel un soldat avant la bataille décisive, à la maladie, aux blessures et au deuil en constituant une « assurance » contre la dépression morale devant la mort et l’imprévisibilité du monde : sa fin est donc de renforcer et de nous discipliner.

On ne saurait donc dissocier la religion de la pratique. On ne saurait être réellement croyant sans être pratiquant. Il y a dans toute religion une forme d’éducation morale (le Bien, le Mal, le permis, l’interdit, la pudeur) et donc une fonction morale de moralisation de la religion.

Pour Marx la religion est « l’opium du peuple », le « cœur d’un monde sans cœur ». La religion est un dérivé des rapports de force économique qui permet à la bourgeoisie de faire accepter le monde tel qu’il est à la classe exploitée, le prolétariat.

Opium =drogue = palliatif qui permet de faire disparaître artificiellement la douleur :

Pour Marx , un texte comme par exemple les Béatitudes qui dit :  » Heureux les simples d’esprit, heureux les pauvres, heureux ceux qui souffrent d’injustice car leur récompense dans le ciel sera immense ! » insinuant que plus vous souffrez sur terre, plus vous serez heureux dans le ciel :

est une gigantesque supercherie qui vise à faire accepter à l’écrasante majorité de la population un ordre social injuste qui les exploite pour les contraindre à ne pas se révolter. Pour Marx, la religion est le meilleur allié des capitalistes, le meilleur allié du bourgeois, le meilleur allié des exploiteurs.

La religion a permis aux détenteurs du capital de créer dans l’esprit des travailleurs un esprit de renoncement face au destin qui favorise leur docilité, c’est-à-dire leur acceptation de la structure économique et sociale établie. En effet, avec la notion de Providence et de toute-puissance divine, la religion a joué le rôle d’outil idéologique pour le capital, puisqu’elle présentait les injustices sociales et économiques comme des résultats de cette volonté divine, forcément bonne et mystérieuse. Ainsi, les croyants se voyaient offrir la promesse d’un monde meilleur dans l’au-delà, et ne songeaient plus à se révolter contre l’ordre d’ici-bas.

Ainsi, la formule marxiste célèbre « la religion est l’opium du peuple » doit être comprise avec plus de subtilité que d’ordinaire. Il ne s’agit pas de dire simplement que la religion est « mauvaise » comme l’opium est mauvais mais qu’elle le « fait dormir », en étouffant son envie de révolte, et en le faisant rêver à un au-delà dans lequel un juste traitement sera accordé à chaque être humain (par exemple lors du « jugement dernier »). La religion est donc bien une détermination culturelle, par laquelle l’ordre social et économique
assure son maintien et son bon fonctionnement.

Providence : De « pro-videre », « voir à l’avance », désigne à la fois la toute-puissance de Dieu, qui est censé avoir prévu l’ensemble des événements à venir, et son infinie bienveillance. Tout ce qui arrive aux individus est « providentiel » en ce sens qu’il résulte de l’amour de Dieu, ou de son sage gouvernement, et ce, même si nous ne comprenons pas pourquoi (car « les voies du Seigneur sont impénétrables » ; autrement dit, le « plan » suivi
par Dieu échappe à notre raison limitée).

Au-delà/ici-bas : « ici-bas » désigne le monde de notre expérience, celui que nous connaissons par l’histoire et par la vie quotidienne ; « au-delà » renvoie à l’idée de ce qui se situe après la mort, et après le monde humain.

Les portes du Paradis

Nietzsche définit l’homme comme « fabricateur de dieux ». Il  critique  l’idolâtrie :

« N’attendez pas de moi que j’érige de nouvelles idoles ; que les anciennes apprennent plutôt ce qu’il en coûte d’avoir des pieds d’argile. Renverser les idoles, et c’est ainsi que j’appelle tous les idéaux, voilà plutôt mon vrai métier ». 

Pour Nietzsche, ce sont les faibles qui ont inventé Dieu ; grâce à la religion, ils écartent les forts par des dogmes, des lois, de la culpabilité. La religion est l’ennemie de la vie, déprécie la réalité. En criant « Dieu est mort », Nietzsche, fils de pasteur, veut annoncer une Nouvelle ère. L’enjeu de sa philosophie est de  penser l’homme à partir de lui-même, et non plus à partir de Dieu et par là d’annoncer la venue du Surhomme, de les libérer des préceptes divins, faux et illusoires. L’homme ne peut donc se poser qu’en s’opposant à Dieu. La mort de Dieu est la condition de la libération de l’homme. La mort de Dieu ne constitue pas une fin, c’est le début de la transformation humaine, l’avènement de la surhumanité :

L’homme, sans Dieu, ne reçoit plus aucune instruction. Il pose pour réel ce qu’il croit être réel. Il ne reçoit plus de morale toute faite, à appliquer, il l’a construit entièrement :

L’homme nietzschéen, seul et sans repère, devient alors surhomme :

Arno Brecker, sculpteur (1900-1991)

Citation n°3 : Freud et la névrose infantile:

Médecin autrichien, fondateur de la psychanalyse ( 1856-  1939).

Pour Freud, Dieu est une illusion : il est une invention de l’esprit humain, une création imaginaire et symbolique des hommes. Freud est avant tout psychologue et médecin. Pour lui, la religion doit d’abord s’analyser comme un symptôme et comme résultat d’une activité psychique. Alors que faut-il entendre exactement dans ce terme d’ illusion pour qualifier la pensée religieuse ? Dieu serait l’enfant des hommes, l’enfant de leur esprit. c’est le psychisme humain qui enfante une idée de Dieu par peur, par envie d’être protégé par un Père.

Les hommes ont créé Dieu et non l’inverse, ils ont créé un être suprême tout-puissant et créateurs de l’univers, garant du salut des hommes en raison de leur incapacité à assumer seul les vicissitudes de la vie et l’angoisse de la mort. Dieu nous rassure de sa présence dans les épreuves et les drames de la vie terrestre, il nous console de la mort, la nôtre et celle de nos proches par la promesse du salut éternel d’une vie après la mort , une existence par- delà la mort physique. En somme Dieu, c’est le père idéal, père dans la mesure où sa fonction et sa responsabilité sont analogues à celle de l’amour et de la protection, de l’affection de la puissance paternelle.

La religion réalise ainsi les désirs les plus anciens, les plus forts de l’humanité : désir d’être protégé, d’être rassuré , désir d’être accompagné dans ce tunnel noir de la terreur qui conduit à la mort. Comme l’enfant qui a besoin d’un père, l’adulte croyant a besoin de Dieu pour vivre. Il reste donc commE un enfant, incapable d’être autonome. La religion, empêche donc de devenir adulte, d’être autonome et libre. Comme pour Marx, la religion est une aliénation non plus sociale et politique mais psychologique et affective.

Raphaël, La Sainte Famille, 1518

Les croyances sont présentées par Freud comme des « réalisations de désirs plus anciens », qu’il associe principalement à ceux que nous ressentions durant l’enfance (en particulier le sentiment de détresse et le désir d’être protégé par un parent, face aux dangers du monde).
Pour l’enfant, l’image du père remplit une fonction sécurisante : le père protège et aime en toute circonstance, et en particulier dans les situations incertaines ou dangereuses. Lorsque l’on passe à l’âge adulte, la figure du père telle qu’on se la représentait étant enfants ne suffit plus ; il faut un père « plus puissant », qui soit à la hauteur des menaces que représente le monde entier (et plus seulement le monde tel qu’on se l’imaginait durant l’enfance). C’est ainsi qu’on peut expliquer la formation de l’idée de Dieu (que dans de nombreuses religions on surnomme d’ailleurs « le Père », « notre père », « le créateur » :

Dieu est cette figure protectrice et bienveillante qui reproduit la cellule familiale et nous empêche d’affronter nos difficultés mais cette fois-ci à l’échelle de l’univers entier.


Bertrand Russell (1872-1970)

Bertrand Russel est un épistémologue (quelqu’un qui étudie les sciences), mathématicien, logicien, philosophe, homme politique et moraliste britannique. Considéré comme l’un des plus importants philosophes du XXe siècle, il popularisa la philosophie grâce à certains de ses ouvrages qui étaient accessibles à tous (Essais sceptiques, Pourquoi je ne suis pas chrétien, Pourquoi je ne suis pas communiste, Science et Religion…) qui le firent qualifier de  »Voltaire anglais ». Il reçut le prix Nobel de littérature en 1950 pour l’ensemble de son œuvre, en particulier pour son engagement humaniste et comme libre penseur, (critique de la religion).

La crainte base de la religion

Pour Russell (1872-1970), philosophe et mathématicien anglais, la religion est fondée d’abord et surtout sur la crainte. C’est en partie l’effroi devant l’inconnu et en partie le désir de savoir qu’une sorte de frère aîné se tiendra à vos côtés, une sorte de père protecteur comme chez Freud sera là quand vous aurez des soucis ou des conflits. La crainte est au départ de cette affaire – crainte de l’échec, crainte de la mort, crainte de la maladie et des aléas de la vie. Et pour lui, la crainte engendre la cruauté, explique la violence des religions dans leur prosélytisme (leur envie de convertir tout le monde aux dogmes). Aussi n’est il pas étonnant de voir la cruauté et la religion aller de pair. La crainte est à la base de l’une et de l’autre. Mais, en ce monde, nous commençons à comprendre les choses, à les maîtriser un peu à l’aide de la science. La science s’est frayée peu à peu un chemin malgré l’opposition de la religion chrétienne, des Églises en général, et de toutes les superstitions (voir la bataille de Galilée contre l’Eglise) :

Galilée devant le Saint-Office, peinture de Robert-Fleury.

La science peut nous aider à surmonter cette lâche crainte au sein de laquelle l’humanité a vécu pendant tant de générations. La science peut nous enseigner, répondre à nos questionnements, nous apprendre à ne plus rechercher autour de nous des appuis imaginaires, à ne plus nous forger des alliés dans le ciel, mais plutôt à concentrer nos efforts ici bas, à raisonner afin de faire de ce monde un lieu où l’on puisse vivre convenablement, contrairement à ce qu’ont fait les Églises au cours des siècles.

Galilée face à l’Inquisition

« Si je suggérais qu’entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil, personne ne serait capable de prouver le contraire pour peu que j’aie pris la précaution de préciser que la théière est trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes. Mais si j’affirmais que, comme ma proposition ne peut être réfutée, il n’est pas tolérable pour la raison humaine d’en douter, on me considérerait aussitôt comme un illuminé. Cependant, si l’existence de cette théière était décrite dans des livres anciens, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et inculquée aux enfants à l’école, alors toute hésitation à croire en son existence deviendrait un signe d’excentricité et vaudrait au sceptique les soins d’un psychiatre à une époque éclairée, ou de l’Inquisiteur en des temps plus anciens. » 

Bertrand Russell, Is there a God?, 1952.

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Le pastafarisme est originellement une parodie de religion qui s’oppose à l’enseignement du créationnisme dans les écoles publiques américaines et dont la divinité est le Monstre en spaghetti volant  créée en 2005 par Bobby Henderson.

Depuis, le pastafarisme a été reconnu administrativement comme religion par certains états américains, et rejeté en tant que telle par d’autres. Le pastafarisme professe la foi en un dieu créateur surnaturel dont l’apparence serait celle d’un plat de spaghetti et de boulettes de viande.

Les croyances pastafariennes sont présentées sur le site internet d’Henderson où il se décrit comme un « prophète » (https://www.spaghettimonster.org/ ) et dans L’Evangile du monstre en spaghettis volant. La croyance centrale est qu’un Monstre en spaghetti volant, invisible et indétectable, a créé l’univers. Un pastafarien se reconnaît au fait qu’il porte une passoire sur la tête :

Les pirates sont vénérés comme les premiers pastafariens. Cette parodie peut être rapprochée de la théière de Russell, de la Licorne rose invisible ou des théories des éléphants roses.

Et bien sûr, en Europe, c’est en Belgique qu’on compte le plus de pastafariens :

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La religion serait donc bien le produit d’une culture et d’une éducation voire d’un conditionnement de l’esprit, (on ne choisit pas sa religion sauf lorsqu’on se convertit) car elle permet aux hommes de se donner un cadre idéologique rassurant, qui permet à la fois de souder la société, de s’assurer de son obéissance et de sa docilité, et de calmer les angoisses des individus face aux incertitudes et à l’absurdité de l’existence ici-bas. La culture, si elle est un moyen pour le groupe de maintenir sa structure et de la reproduire dans le temps a donc besoin de la religion. Mais la croyance est aussi l’outil privilégié de la domination sociale, un moyen efficace de « barricader » l’esprit contre tout ce qui pourrait mettre en danger ses idées et ses repères essentiels, un outil de servitude.